Mardi de la 20ᵉ semaine : la Parole de Dieu contre l’orgueil et l’idolâtrie des richesses

La liturgie de ce mardi de la 20ᵉ semaine du Temps ordinaire invite les chrétiens à cultiver l’humilité et à se méfier de l’orgueil, tout en accordant à Dieu la première place dans leur vie. Les textes proposés à la méditation mettent également en garde contre l’attachement excessif aux richesses et aux biens matériels.

Dans la première lecture, tirée du livre du prophète Ézékiel, Dieu s’adresse au prince de la ville de Tyr qui, en raison de sa sagesse, de son intelligence et de ses richesses, s’est laissé gagner par l’orgueil au point de se considérer comme un dieu. À travers cette parole, le Seigneur rappelle à l’homme ses limites : « Tu es un homme et non un dieu ». La richesse, le pouvoir et les capacités humaines ne doivent donc pas conduire l’homme à oublier qu’il reste une créature dépendante de Dieu.

Cette invitation à l’humilité se poursuit dans l’Évangile selon saint Matthieu. Jésus déclare qu’« un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux », allant jusqu’à comparer cette difficulté au passage d’un chameau par le trou d’une aiguille. Cette parole ne condamne pas la richesse en elle-même, mais met en garde contre l’attachement aux biens matériels lorsqu’ils deviennent un obstacle à la relation avec Dieu et au partage avec les autres.

Face à l’étonnement des disciples qui se demandent alors qui peut être sauvé, Jésus répond : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible ». Le Christ rappelle ainsi que le salut ne dépend ni des richesses, ni du pouvoir, ni des capacités humaines, mais de la grâce de Dieu et d’un cœur véritablement tourné vers lui.

La liturgie de ce mardi appelle ainsi chaque chrétien à examiner son rapport au pouvoir, à la réussite et aux biens matériels. Elle encourage à ne pas laisser les richesses ou les responsabilités nourrir l’orgueil, mais à les mettre au service de Dieu et du prochain. Jésus promet enfin la vie éternelle à ceux qui acceptent de tout quitter pour le suivre, rappelant que « beaucoup de premiers seront derniers, et beaucoup de derniers seront premiers ».

Rédaction

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