Les textes liturgiques de ce mercredi de la 20ᵉ semaine du Temps ordinaire invitent les chrétiens à réfléchir sur la responsabilité de ceux qui ont la charge de guider les autres, mais aussi sur la générosité et la miséricorde de Dieu.
Dans la première lecture, tirée du livre du prophète Ézékiel, Dieu adresse de sévères reproches aux « bergers d’Israël » qui, au lieu de prendre soin du troupeau, se préoccupent de leurs propres intérêts.
Le Seigneur leur reproche notamment de profiter des brebis sans s’occuper des plus faibles, des malades, des blessées, des égarées ou encore de celles qui sont perdues. Le texte dénonce ainsi un exercice du pouvoir marqué par la violence et la dureté.
Face à cette situation, Dieu annonce qu’il interviendra lui-même pour prendre soin de son peuple : « Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. »
Cette première lecture rappelle que toute personne à qui est confiée une responsabilité est appelée à la mettre au service des autres et non de ses intérêts personnels. Elle constitue également un appel à la compassion envers les personnes fragiles, malades, blessées, égarées ou abandonnées.
« Le Seigneur est mon berger »
Le psaume 22 vient prolonger cette image du berger.
Le psalmiste proclame sa confiance totale en Dieu : « Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. »
Dieu est présenté comme celui qui conduit, nourrit, protège et réconforte son peuple. Même dans les moments difficiles, le croyant est invité à ne pas céder à la peur, car le Seigneur demeure à ses côtés.
Le psaume affirme ainsi que la présence de Dieu accompagne le croyant tout au long de sa vie et lui ouvre un chemin d’espérance.
Dans l’Évangile, la générosité de Dieu dépasse les calculs humains
L’Évangile selon saint Matthieu rapporte la parabole des ouvriers envoyés à la vigne. Le maître embauche successivement des ouvriers à différentes heures de la journée, certains dès le matin et d’autres à une heure avancée.
À la fin de la journée, tous reçoivent le même salaire, ce qui provoque la réclamation de ceux qui ont travaillé depuis le matin. Le maître leur rappelle pourtant qu’il n’a pas manqué à son engagement et qu’il est libre de faire du bien à qui il veut.
Jésus conclut cette parabole par une parole qui invite à dépasser les comparaisons et les jalousies : « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »
Cette parole met en lumière la générosité de Dieu, qui ne se mesure pas selon les critères humains du mérite, de la durée ou de la comparaison.
Un appel à abandonner la jalousie
L’Évangile invite également les chrétiens à ne pas considérer les bénédictions accordées aux autres comme une injustice faite à leur propre égard. Le bien reçu par une autre personne ne diminue pas celui que Dieu peut accorder à chacun.
La parabole rappelle ainsi que la grâce de Dieu est gratuite et que son amour ne doit pas être enfermé dans les calculs humains.
La conclusion de Jésus — « Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers » — renverse les critères habituels de grandeur. Dans le Royaume de Dieu, la valeur d’une personne ne dépend ni de sa position, ni de son ancienneté, ni de ce qu’elle pense avoir mérité.
Les lectures de ce mercredi invitent donc les fidèles à faire confiance à Dieu, à prendre soin des plus fragiles et à accueillir avec joie les grâces accordées aux autres. Elles rappellent surtout que toute responsabilité doit être exercée dans un esprit de service, tandis que la vie chrétienne est appelée à se construire sur l’humilité, la confiance et la générosité.
Rédaction

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